Bien avant l'expérience de HERTZ, il fait des démonstrations avec les spirales de MATTEUCCI.
Il a dans son entourage des personnalités célèbres telles Marcellin BERTHELOT physicien, Félix TISSERAND astronome, Claude BERNARD et Paul BERT physiologistes, Alfred VULPAIN médecin, Jean CHARCOT savant et explorateur, Jules VIOLLE physicien et Louis PASTEUR chimiste et biologiste.
Toute cette grande famille traverse les périodes troubles de 1870 et dès 1871 les laboratoires retrouvent un calme bien nécessaire.
BRANLY passe sa thèse de Docteur es science physique en 1873
devant un jury formé de Paul DESAINS, SAINTE-CLAIRE DEVILLE et JAMIN
sur "l'étude des phémonèmes électrostatiques
dans les piles".
| Faché avec son directeur de thèse pour avoir
refusé d'épouser sa fille (pratique courante à l'époque),
il est contraint de quitter son travail et retrouve un poste à l'Institut
Catholique de PARIS.
la photo ci-contre montre BRANLY dans son laboratoire en 1910 entouré de ses collaborateurs. A droite gabriel PELLETIER |
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Il se consacre à des études médicales (dosage de l'hémoglobine dans le sang par procédé optique) puis est amené à étudier un phénomène mis en évidence par VARLEY.
Les paratonnerres à tubes à limaille mis en place pour protéger les lignes télégraphiques pour une raison alors inexpliquée devenaient brutalement conducteurs et n'assuraient plus leur fonction.
Branly constate effectivement que la résistance d'une poudre métallique enfermée dans un tube de verre est fortement abaissée sous l'influence du rayonnement électromagnétique d'une étincelle électrique et qu'un faible choc ramène cette résistance à sa valeur initiale.
Il imagine d'exploiter ce phémonème pour détecter
ces rayonnements et met au point le premier radioconducteur.
| Le "RADIOCONDUCTEUR" de Branly est constitué
suivant le dessin ci-contre d'un tube de verre d'environ 3 mm de diamètre
dans lequel sont introduits deux pistons métalliques distants d'environ
1 mm. L'espace disponible est rempli partiellement d'une limaille métallique
(fer ou métal inoxydable).
Le dispositif est monté dans un circuit électrique alimenté par une pile de faible voltage.
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Sous l'effet d'un rayonnement électromagnétique le tube devient conducteur et laisse passer le courant dans le circuit.
Les anglo-saxons disent que la limaille a été "cohérée".
Il faut pour la "décohérer" donner un petit choc sur le tube.
De ce fait le tube portera le nom de "COHERER" qui sera francisé en "COHEREUR" malgré les protestations de Branly qui tenait au terme de radioconducteur.