La bobine de RUHMKORFF

Sur un noyau de fer doux, enroulons un gros fil avec quelques centaines de spires (enroulement primaire).

Sur ce premier bobinage enroulons un très grand nombre (plusieurs milliers) de spires de fil fin (enroulement secondaire).

Si nous établissons un courant dans le primaire à l'aide d'une pile de 4,5 Volts, il apparaît au moment de l'interruption du circuit une forte tension aux bornes du secondaire de la bobine.

Le courant d'induction donne naissance à une force électromotrice de forte intensité.

L'appareil ainsi construit porte le nom générique de bobine d'induction.

Ruhmkorff, ingénieur né à Hanovre, vint s'établir à PARIS où il fonda une entreprise de fabrication d'appareils de précision.
 
Il perfectionna la bobine d'induction en lui adjoignant un "interrupteur à marteau" ou trembleur de DE LA RIVE.

Un petit condensateur est monté aux bornes de l'interrupteur de façon à rendre la coupure plus brusque (condensateur dit de FIZEAU*).

* Ce dispositif a été proposé par Hippolyte FIZEAU (1819-1896) physicien français qui détermina le premier la vitesse de la lumière et mit en évidence l'effet Doppler/Fizeau.

Schéma de principe de la bobine d'induction

 

Ce condensateur est généralement constitué de feuilles d'étain ou d'aluminium placées dans le socle en bois de la bobine.

Les bornes de sortie de l'enroulement secondaire sont sur le dessus de la bobine.

Bobine de Ruhmkorff

La "haute tension" produite au secondaire de la bobine atteint plusieurs milliers de Volts.

A partir d'une pile de lampe de poche, il est possible de faire jaillir une étincelle de plusieurs millimètres de longueur.

A titre d'exemple, une étincelle de 15 à 16 mm de longueur correspond à une tension de l'ordre de 20 000V.

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