Généralités
et définitions
| Tout courant ou tension peut se représenter dans des systèmes d'axes i = f (t) pour les courants et u =f (t) pour les tensions, dans lesquelles i et u représentent une valeur instantanée (valeur à un instant donné). |
| i = f (t) ou u = f (t) sont des représentations temporelles, puisque, dans le premier cas, il s'agit de représenter le courant i en fonction du temps t, et dans le second la tension u en fonction du temps t. De façon plus générale, représenter une grandeur en fonction du temps. |
Il existe plusieurs types de
courants ou de tensions
|
| Remarque
:
L'utilisation d'une minuscule pour i ou pour u indique qu'il s'agit d'une valeur instantanée, c'est à dire, la valeur du courant ou de la tension à un instant donné. La courbe résultante représente l’ensemble des valeurs instantanées. |
Formes de courants
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![]() |
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ne changent pas. i1 = i2 = i3 = i4 |
i1 ¹ i2 ¹ i3 ¹ i4 |
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![]() |
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Son sens est toujours le même. i1 ¹ i2 ¹ i3 ¹ i4 |
i1 ¹ i2 ¹ i3 ¹ i4 |
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![]() |
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Son sens est toujours le même. i1 ¹ i2 ¹ i3 ¹ i4 |
i1 = i2 et i3 = i4 mais i2 ¹ i4 |
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| courant ondulé : | courant alternatif sinusoïdal : | |
![]() |
![]() |
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IDC en traitillé
correspond
|
La
valeur instantanée du courant change
périodiquement de sens et de valeur |
Définitions
| Forme d'onde :
Représentation graphique d'une grandeur, telle que i ou u, en fonction d'une certaine variable comme le temps. |
| Exemples de formes d’ondes : ondulée , carrée , sinusoïdale , rectangulaire |
| Valeur instantanée
:
Valeur d'une forme d'onde à un instant donné. Elle se note par une lettre minuscule. |
| Exemples de notation : i , u , s |
| Amplitude de crête
:
Valeur maximum positive ou négative que prend une forme d'onde. Elle se note avec un circonflexe sur le symbole de grandeur. |
| Exemples de notation : Î . Û |
| Amplitude peak to peak
, crête à creux :
Valeur maximum d'une forme d'onde mesurée de sa valeur maximum positive à sa valeur maximum négative. Elle peut se noter de plusieurs manières. |
| Exemples
de notation :
Upp , Ipp , Ucc , Icc , |
| Forme d'onde périodique
:
Forme d'onde qui se reproduit à intervalles réguliers dans le temps. |
| Période :
Intervalle de temps pendant lequel une forme d'onde périodique se reproduit. La période se mesure entre deux points identiques de la forme d'onde, soit sur le flanc montant, soit sur le flanc descendant. Son symbole de grandeur est T et son unité s’exprime en [s]. |
| Alternance :
Durée d'une demi-période. L'alternance est soit positive, soit négative. |
| Fréquence :
Nombre de périodes par
seconde. Elle se note f et s'exprime en hertz [Hz]. |
| Exemples :
|
Radian :
| Définition :
Un radian équivaut à l'angle qui, ayant son sommet au centre d'un cercle, intercepte sur la circonférence de ce cercle un arc d'une longueur égale à celle du rayon du cercle. |
![]() |
Le cercle
trigonométrique est sans unité
et son rayon vaut 1 . L'angle dessiné représente 1 radian. Circonférence c = 2 ×p× r c = p× d Dans le cercle trigonométrique le rayon vaut 1 : r =1 donc c = 2×p donc : 360 ° = 2×p [rad] p [rad] = 180 ° |
| Pour déterminer la correspondance d'un radian en degrés, il faut effectuer le développement suivant : |
![]() |
| Pour les
conversions, nous utiliserons :
x représente la valeur recherchée n représente le nombre connu |
![]() |
Représentation temporelle
de la rotation du rayon vecteur
![]() |
| Remarque
:
l'axe horizontal représente
l'angle du vecteur tournant, à un moment donné,
|
Vitesse angulaire ou pulsation
w
(oméga)
| La vitesse angulaire, appelée également pulsation, définit le nombre de radians effectués par seconde par le rayon vecteur tournant à l'intérieur du cercle. |
| formule
générale de la vitesse : |
| Dans l'application
au cercle trigonométrique :
la distance s est remplacée par la circonférence du cercle 2p r et comme le rayon vaut 1, c = 2p le temps t est remplacé par la période T la vitesse v est remplacée par la vitesse angulaire w |
| Nous arrivons
au développement suivant :
|
Valeur instantanée
![]() |
| en appliquant
les relations de trigonométrie nous pouvons dire :
|
| Le vecteur tourne à la vitesse constante w . Le temps nécessaire pour parcourir 2 p [rad] est une période T. Il est donc possible de poser un rapport permettant de calculer l'angle parcouru durant une différence de temps D t séparant l'origine 0 du temps t1 . |
| Nous savons
que |
| Plaçons
la formule 2 dans la formule 1 :
|
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Remarques
Le rayon vecteur peut tourner plusieurs fois autour de son axe avec le facteur 2kp . Nous savons que 2p = 360 °
, ce qui implique
Le facteur k représente le nombre (entier) de tours effectué par le rayon vecteur dans le cercle. |
| Exemple :
a= p + 2kpÞ 180° + (2 × 360) = 900° avec k = 2 |
Production d’une tension alternative
sinusoïdale
|
Il existe plusieurs manières de produire des signaux de forme sinusoïdale, suivant l’application à laquelle ils sont destinés. Dans les appareils électroniques,
les signaux sinusoïdaux sont produits par des circuits oscillants
électroniques, ou par des générateurs de fonctions.
Les circuits oscillants feront l’objet d’une étude ultérieure.
|
![]() |
| La puissance
fournie par ce genre de générateur est très faible
et ne convient pas pour alimenter une installation. Si nous désirons
utiliser l'énergie fournie pour allumer une lampe ou faire tourner
un moteur, il faut utiliser un autre genre de générateur.
Pour cela, il est fait appel aux lois du magnétisme.
En effet, lorsqu'une inductance est soumise à un champ magnétique extérieur variable, elle produit une tension induite Ui à ses bornes. La valeur de cette tension Ui dépend des caractéristiques de l'inductance (nombre de spires, perméabilité du noyau) et de celles du champ magnétique. |
|
Ui [V] F
[Wb] F [V
×
s] t [s] B [T] l [m] v |
Démonstration du fonctionnement
![]() |
Deux bobines
sont branchées en série et raccordées à un
voltmètre.
Lorsque l'aimant placé
au centre des bobines se met à tourner, une tension induite Ui
apparaît aux bornes des bobines.
Cette tension est alternative car les deux bobines sont alternativement soumises au champ magnétique du pôle Nord et du pôle sud de l'aimant. Les variations des lignes de forces de sens opposés produisent des tensions induites de sens opposés. |
|
Avec ce genre de montage, nous produisons une tension alternative sinusoïdale. Les centrales de production d’énergie électrique sont équipées de génératrices qui fonctionnent selon le même principe, mais les générateurs sont de taille plus importante et ils sont appelés ALTERNATEURS. Ces sont les alternateurs qui
produisent la tension présente aux prises électriques.
|
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| Dans les centrales électriques, les alternateurs sont reliés mécaniquement à des turbines. Dans le cas de centrales hydrauliques, les turbines sont entraînées par l'eau accumulée par des barrages dans des lacs artificiels, ou par l'eau des rivières. Dans les centrales thermiques, les turbines sont entraînées par la vapeur. |
Principe de fonctionnement
d'un alternateur
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| Un aimant
permanent appelé ROTOR tourne au centre d’une carcasse.
Dans cette carcasse est logée une bobine appelée STATOR Par le passage de l’aimant près de la bobine, une tension de forme sinusoïdale est produite. Dans les centrales, l’aimant est remplacé par un électroaimant pour obtenir une puissance supérieure. |
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| Fonctionnement
électrique :
Cette représentation
montre la forme de tension présente aux bornes de la bobine
|
Valeur efficace
| Cette valeur de courant ou de tension est définie par comparaison avec le courant ou la tension continue. |
| Définition
:
La valeur efficace caractérise un courant non continu qui produit le même travail qu'un courant continu, dans la même charge et durant le même intervalle de temps. La valeur efficace de ce courant sera alors la même que celle du courant continu. La valeur efficace de la tension correspond à la même définition. |
| Exemple
Un récipient contient 5 litres d'eau. Nous désirons en augmenter la température de 20 [°C] au moyen d'une résistance. Lorsqu'elle est parcourue par un courant électrique, la résistance chauffe et transmet son énergie au liquide. Pour notre exemple nous allons faire deux fois l'expérience. |
| 1. La résistance
alimentée par une tension continue DC
2. La résistance alimentée par une tension alternative AC Pour tirer une conclusion et étudier le résultat, nous mesurons le courant dans la résistance, pour les deux cas. |
| Expérience
:
|
| Relations
:
Pour faire les calculs, nous utiliserons la formule générale de la puissance.
Dans notre montage, nous connaissons I et R. Le développement de la formule de la puissance donne la relation suivante : |
[W] = [V] × [A] [V] = [W ] × [A] [W] = [W ] × [A] × [A] |
| Pour
calculer l'énergie W, il faut tenir compte de la puissance dissipée
en fonction du temps t .
[J] = [W] × [s] [W] = [W ] × [A]2 [J] = [W ] × [A]2 × [s] |
| Dans nos
deux expériences, nous mesurons la puissance instantanée
dissipée dans la résistance.
Tableaux de mesure : |
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0.00
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10.00
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5.00
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25.00
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250.00
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2.00
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10.00
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5.00
|
25.00
|
250.00
|
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4.00
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10.00
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5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
6.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
8.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
10.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
12.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
14.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
16.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
18.00
|
10.00
|
5.00
|
25.00
|
250.00
|
|
20.00
|
10.00
|
0.00
|
0.00
|
0.00
|
|
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|||||
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|
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|
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0.00
|
10.00
|
7.07
|
7.07
|
50.00
|
500.00
|
|
2.00
|
10.00
|
7.07
|
5.72
|
32.73
|
327.25
|
|
4.00
|
10.00
|
7.07
|
2.19
|
4.77
|
47.75
|
|
6.00
|
10.00
|
7.07
|
-2.19
|
4.77
|
47.75
|
|
8.00
|
10.00
|
7.07
|
-5.72
|
32.73
|
327.25
|
|
10.00
|
10.00
|
7.07
|
-7.07
|
50.00
|
500.00
|
|
12.00
|
10.00
|
7.07
|
-5.72
|
32.73
|
327.25
|
|
14.00
|
10.00
|
7.07
|
-2.19
|
4.77
|
47.75
|
|
16.00
|
10.00
|
7.07
|
2.19
|
4.77
|
47.75
|
|
18.00
|
10.00
|
7.07
|
5.72
|
32.73
|
327.25
|
|
20.00
|
10.00
|
7.07
|
7.07
|
50.00
|
500.00
|
| Constatations
:
Dans le montage en DC, la puissance dissipée est la même à chaque instant, le courant instantané ne change pas. Dans le montage en AC, la puissance dissipée n'est pas constante et sa valeur maximum vaut le double que pour le montage en DC. Le courant instantané varie. |
| Traçons
les courbes de nos deux mesures :
La puissance instantanée p est le produit de R × i2 . |
| Remarque
:
même lorsque le courant instantané est négatif. |
| Dans le circuit continu, la puissance est constante, alors que pour le circuit alternatif, la puissance varie, elle n'est pas constante. Leurs valeurs ne sont par identiques. |
![]() |
| Pour
comparer le travail en continu au travail en alternatif,
nous allons découper l'aire du travail alternatif de la manière suivante : |
![]() |
| Constatation importante : L'aire résultante est la même en AC et en DC. |
| La surface
b est deux fois plus grande que la surface a. La surface plus foncée
représente le travail. Nous constatons que les parties de puissances
instantanées qui dépassent du rectangle plus foncé
sont égales à l'addition des trois surfaces (a1
+ b + a2).
Si nous ne tenons compte que des surfaces de nos diagrammes, la surface totale manquante correspond à (a1 + b + a2) , elle est comblée par les deux surfaces (b) . |
| Nous
pouvons en déduire : |
| Simplifions
notre égalité en éliminant la valeur de R puisqu'elle
est commune :
Après notre transformation, nous obtenons les relations suivantes :
|
| Les relations
pour la tension sont identiques à celles du courant :
|
| Exemple
:
A quel angle en degrés
correspond le rapport entre la valeur de crête
|
| Relations
:
|
| Nous cherchons
à déterminer quel est l'angle a
à l'instant t où le courant instantané i a la même
valeur que le courant efficace I .
Nous pouvons dire qu'à
cet instant , i = I et
remplaçons Ieff par
L'angle a que nous recherchons est donné par le sin(w t)
|
| Remarques
: Pour connaître l'angle, il faut appliquer une des fonctions suivantes
:
arcsin , invsin , sin-1 Le nom de la fonction dépend du modèle de machine à calculer. Si la machine est en degrés, l'angle affiché sera en degrés, si la machine est en radians, l'angle affiché sera en radians. |
|
|
| L’indice
eff
n’est pas utile, en effet, lorsque nous rencontrons une valeur alternative
marquée U ou I ,
sans autres précisions, il s’agira toujours d'une valeur efficace. |
| Remarque
:
Dans les documents techniques, nous trouvons souvent l'indication RMS mentionnée à côté de certaines valeurs. Cette abréviation se rapporte à la valeur efficace de la tension, du courant ou de la puissance. RMS signifie Root (racine) Mean (moyenne) Square (carrée) Il est fait référence à la valeur efficace, déterminée par la racine carrée de la moyenne des valeurs instantanées (moyenne géométrique). |
| Exemple
:
Si nous reprenons la représentation avec le cercle trigonométrique, nous constatons que la tension efficace correspond à la valeur instantanée de la tension à un angle de 45 °. |
![]() |
![]() |
Expérience sur la valeur
efficace et la fréquence
| Une expérience simple à réaliser nous permet de visualiser la différence entre les valeurs de crête et efficace d'un courant alternatif. |
| Schéma
:
|
| Deux lampes
de caractéristiques identiques sont raccordées sur deux alimentations.
Le générateur de gauche fournit une tension alternative sinusoïdale AC de 10 [V] et d'une fréquence de 50 [Hz] . Le générateur de droite fournit une tension continue DC d'une valeur de 10 [V] . Les deux générateurs fournissent des tensions de même valeur, comme nous l'indiquent les deux voltmètres. |
| Première
expérience :
Valeur de crête d'une tension alternative AC.
Si nous observons les deux lampes, nous ne constatons aucune différences de luminosité. Il s'agit d'une confirmation de la théorie étudiée précédemment. Un oscilloscope est également branché sur les deux lampes. Il nous montre la forme des deux tensions. Nous constatons clairement que la valeur de la tension alternative AC est périodiquement plus élevée que la valeur de la tension continue DC. La trace B (tension DC) coupe la trace A (tension AC) à la valeur efficace de la tension alternative. La valeur maximum située au-dessus de la trace B représente la valeur de crête de la tension alternative. Nous constatons ici que pour obtenir une luminosité identique sur les deux lampes, la valeur de crête de la tension AC doit être supérieure à la valeur DC. Pour mieux observer le passage par la valeur de crête, il suffit de diminuer la fréquence du générateur AC. Par exemple. Pour une fréquence de 1 [Hz] il est possible d'observer la lampe s'allumer et s'éteindre. Lorsque la tension atteint sa valeur de crête, la lampe AC émet plus de lumière que la lampe DC. |
| Seconde
expérience : Papillotement d'une lampe
alimentée en AC
Pour voir les objets, nous utilisons naturellement nos yeux. Nous possédons deux yeux. Ils nous permettent de distinguer le relief et de reconstituer une image en trois dimensions. Par analogie, nos oreilles nous permettent de distinguer la provenance des sons. Pour la vue comme pour l'ouïe, notre cerveau reçoit deux signaux différents provenant de l'œil gauche et de l'œil droit, soit de l'oreille gauche et l'oreille droite. Ces informations différentes permettent à notre cerveau de reconstituer le relief d'un objet pour la vue, ou la provenance d'un son pour l’ouïe. Notre œil est très complexe. Pour simplifier notre explication nous ne parlerons que de trois parties importantes : |
![]() |
| L'iris Elle
joue le rôle de l'obturateur de l'appareil de photo. Elle se ferme
si la lumière est violente, ou elle s'ouvre si la lumière
est faible.
Le cristallin Il joue le rôle de la lentille de focalisation. Il règle la netteté de l'image sur la rétine. Par effet optique, il inverse l'image dirigée sur la rétine. La rétine Elle reçoit l'image et la convertit en signaux électriques qui seront dirigés par le nerf optique vers les centres de la vue, à l'arrière du cerveau. La rétine est composée de deux éléments différents, sensibles soit à la luminosité de l'objet, soit à la couleur de l'objet. Œil humain est 120 fois moins sensible aux couleurs qu'à la luminosité des objets. |
| Lorsque nous observons un objet, son image reste "fixée" un instant sur la rétine. Si l'objet est trop lumineux, l'image persiste plusieurs secondes. Il s'agit de la persistance rétinienne. Cette dernière permet de lier les images entre elles; elle est à la base des normes de télévision et de cinéma. Lorsque nous regardons un film au cinéma ou à la télévision, nous ne percevons pas le passage d'une image à l'autre. L'image reste "fixée" un instant sur la rétine. |
| Retour
à notre expérience :
Pour constater l'effet de la persistance rétinienne, nous allons faire varier la fréquence du générateur alternatif. Lorsque la fréquence est très basse (quelques Hertz) nous voyons très facilement la lampe s'allumer et s'éteindre. En augmentant la fréquence, la lampe se met à clignoter puis à papilloter. A partir d'une certaine fréquence, nous ne pouvons plus voir la lampe s'allumer et s'éteindre. En effet, notre rétine "lie" les allumages successifs de la lampe. A partir d'une certaine fréquence, ce n'est plus la rétine que fait effet de lien, mais le filament de la lampe. Il n'a tout simplement plus le temps de refroidir, et donc de s'éteindre ! Le réseau électrique fournit une fréquence de 50 [Hz]. Avec cette fréquence, nous ne percevons pas le papillotement. |
Valeur moyenne
| Il s'agit de la moyenne arithmétique des tensions ou des courants instantanés pris sur une seule alternance. |
![]() |
|
Par développement, nous arrivons à la relation suivante :
|
| Pour expliquer
la notion de tension moyenne Um, prenons le signal suivant :
|
| Reprenons
la formule énoncée plus haut : |
| Valeurs
mesurées :
u1 = 2.2 [V] u2 = 2.8 [V] u3 = 3.2 [V] u4 = 5.5 [V] u5 = 8.2 [V] u6 = 9.8 [V] u7 = 9.7 [V] u8 = 8.2 [V] u9 = 4.7 [V] u10 = 3.9 [V] Application numérique :
|
Tension moyenne d'une période
| En appliquant les principes étudiés précédemment, il est possible de calculer la tension moyenne d'une période T d'un signal sinusoïdal. |
![]() |
| Nous ne ferons pas le développement complet, mais comme la valeur moyenne de l'alternance positive est égale à la valeur moyenne absolue de l'alternance négative, nous en déduirons que la tension moyenne d'une période d'un signal alternatif sinusoïdal est nulle. |
| Tableau récapitulatif : |
![]() |
Facteur de forme
| Dans certains
types d'appareils de mesure, il est nécessaire de connaître
le rapport entre la tension efficace U et la tension moyenne Um
Certains multimètres avec les symboles AC / DC mesurent un signal alternatif en le redressant au moyen de diodes montées en pont de Greatz. Ces instruments universels mesurent la valeur moyenne du signal redressé et ils indiquent 1.111 fois cette valeur. |
| Cette valeur
de 1.111 se nomme facteur de forme et peut être calculée de
la manière suivante :
Pour déterminer la valeur du facteur de forme, nous utilisons les relations suivantes :
En remplaçant Û par sa valeur, nous obtenons :
|
| Nous cherchons
à isoler la valeur du facteur de forme soit : Pour isoler le facteur de forme, il faut : diviser de chaque côté
de l'égalité par Um
Nous obtenons ainsi la relation suivante :
|
| Ce facteur
n'est applicable qu'en présence d'un signal sinusoïdal parfait
et symétrique.
Dans la vie pratique, il est très souvent fait appel à des convertisseurs de fréquences pour commander des appareils. Ces convertisseurs ont pour effet de créer une nouvelle forme du signal alternatif. Les signaux présents à la sortie de ces convertisseurs ne sont plus des sinusoïdes parfaites et le facteur de forme tel que nous venons de l'étudier n'est plus valable. Lors de la mesure sur des appareils commandés par des convertisseurs, Il faut être attentif car la valeur affichée par l'instrument de mesure ne sera pas forcément correcte. En télévision, la tension de commande du transformateur de très haute tension, présente sur le collecteur du transistor de commande, ne peut pas être mesurée avec un voltmètre, car la présence d'impulsions non sinusoïdales de fortes amplitudes fausse le fonctionnement de l'instrument de mesure. |
![]() |
| De même que pour les appareils commandés par des convertisseurs de fréquence, l'oscilloscope est le seul instrument capable d'effectuer une mesure correcte. L'oscilloscope nous montre la forme réelle du signal. Dans cet exemple, nous constatons que la tension indiquée par le voltmètre n'est pas identique à celle de l'oscilloscope. |
Relation de phase entre signaux
de même fréquence
| Dans un circuit alimenté en courant alternatif, il est possible que le courant et la tension ne soient pas en phase. On peut également trouver des circuits dans lesquels convergent plusieurs courants ou plusieurs tensions différentes et déphasées. |
| Dans ces
cas, on parle de tensions ou de courants déphasés.
|
| Le courant
entrant Ie est égal au courant sortant Is
.
Suivant les caractéristiques des deux récepteurs, les courants I1 et I2 peuvent ne pas être en phase.
|
| 1. avance
de phase
|
| Dans
ce cas, le courant I1 (trait gras) est en avance de phase par
rapport au courant I2 (trait fin).
L’angle j détermine l’avance de phase et il est positif. |
| 2. retard
de phase
|
| Dans
ce cas, le courant I1 (trait gras) est en retard de phase par
rapport au courant I2 (trait fin).
L’angle j détermine le retard de phase et il est négatif |
Représentations vectorielles
de signaux déphasés, de même fréquence
| Les exemples
que nous venons de voir utilisent des représentations temporelles
pour mettre en évidence les déphasages. Il est également
possible d’utiliser un diagramme vectoriel pour ces représentations.
Le diagramme vectoriel est plus simple à établir que la représentation temporelle, c’est pourquoi il est généralement utilisé. |
![]() |
| Pour tracer
notre représentation vectorielle, nous devons choisir un instant
donné. Dans notre premier exemple, le diagramme vectoriel est tracé
à l'instant t0 , soit au début de la représentation
temporelle ci-dessus. L'instant pour lequel est tracé un diagramme
vectoriel n'est pas important car le déphasage est constant dans
le temps.
Pour différencier la
valeur vectorielle, elle est notée surmontée par une flèche,
c'est à dire |
Le courant |
Le courant |
Calcul du déphasage
| Dans la plupart des cas, le déphasage est exprimé en degrés. Il existe plusieurs méthodes pour le calculer. |
méthode
directe
|
| méthode
par Lissajous
|
| Pour ces
deux mesures, il est nécessaire d'utiliser l'oscilloscope avec une
déviation XY pour obtenir la figure de Lissajous. Cette notion est
abordée lors de l'étude de l'oscilloscope.
Pour connaître l'angle, il faut appliquer une des fonctions suivantes : |
| Le nom de la fonction dépend du modèle de machine à calculer. Si la machine est en degrés, l'angle affiché sera en degrés, si la machine est en radians, l'angle affiché sera en radians. |
Addition de tensions ou de
courants déphasés de même fréquence
| Reprenons le schéma précédent. Dans ce circuit, les courants I1 et I2 ne sont pas en phase. Si nous désirons déterminer la valeur du courant total, il est nécessaire de procéder à l’addition des deux courants. Pour procéder à cette addition, nous pouvons utiliser une représentation soit temporelle, soit vectorielle. |
![]() |
Représentation temporelle
![]() |
| Il faut
mesurer plusieurs valeurs instantanées des courants i1
et i2 et de les additionner. En reliant les points, nous obtenons
une courbe représentant le courant résultant dans le circuit.
Cette méthode a pour principal avantage de nous montrer la forme
du courant résultant obtenu, ainsi que toutes les valeurs du courant
instantané.
Dans la majorité des exercices, cette représentation n’est pas utile, car seules les valeurs efficaces et le déphasage nous intéressent. Nous utilisons alors une représentation vectorielle, plus simple et plus rapide. |
| Reprenons
le circuit composé de deux récepteurs dans lesquels circulent
des courants déphasés |
Le courant |
| L’addition
vectorielle nous donne le résultat suivant :
j Þ
déphasage entre |
| Exemple
pour un courant
j Þ
déphasage entre |