| Dès l'Antiquité,
les hommes ont constaté des phénomènes d'électricité
statique. Certains corps ont la propriété de s'électriser
par frottement.
Ce phénomène est lié à un transfert d'électrons par décharge (arc). Dans ce chapitre, nous allons présenter de manière démonstrative les grandeurs essentielles de l’électrostatique. Pour ceux qui désirent de plus amples informations, il existe une abondante littérature. |
| La tension
électrique U représente la différence de potentiel
entre le point A et le point B
La relation mathématique est la suivante : UAB = VA - VB |
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| Reprenons l'exemple des nuages
pour nous représenter les tensions U .
Données : nuage B a un potentiel de 500 [V] nuage C a un potentiel de -700 [V] |
![]() |
| Les nuages A et B présentent
un potentiel positif par rapport à la référence, alors
que le nuage C présente un potentiel négatif.
Il s'agit ici d'un cas pratique lors de la foudre. Nous allons calculer les tensions électriques (différences de potentiels) présentes entre les nuages. Les valeurs de la donnée ne nous indiquent que des potentiels par rapport à une référence. Il est aussi utile de pouvoir calculer les potentiels entre-eux, c'est-à-dire la tension électrique présente entre les nuages. |
![]() |
| Résolution
mathématique :
UBA = VB - VA = 500 - 1000 = - 500 [V] polarité négative UBC = VB - VC = 500 - ( - 700 ) = 1200 [V] polarité positive UCB = VC - VB = - 700 - 500 = - 1200 [V] polarité négative |
| Afin de faciliter la compréhension des calculs ci-dessus, nous allons procéder par analogie avec des situations de la vie courante, où une différence de xxx ( altitude, température, etc. ) est mise en jeu. |
| Dans la
suite, nous allons prendre l'altitude comme objet d'étude.
Soit par exemple les lieux géographiques suivants, ainsi que leur altitude : |
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B : le sommet du Mont Everest : 8848 [m] C : le niveau de la Mer Morte : - 390 [m] |
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Mont Everest et la Mer Morte est de 9328 [m] Lausanne et la Mer Morte est de 765 [m] |
| Les résultats
ci-dessus impliquent que nous sachions au départ que le Mont Everest
est à une altitude supérieure de celle de Lausanne, qui est
elle-même à une altitude supérieure à celle
de la Mer Morte.
Nous savons aussi que l'altitude de référence 0 [m] est le niveau des océans. Par contre, si nous désirons une formulation mathématique de cet exercice, il sera nécessaire de nous doter d'une méthode de travail. |
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| a) |
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| b) |
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| c) |
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![]() |
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| d) |
recherchée |
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![]() |
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| e) |
de ........ une différence est symbolisée par la lettre grecque D ( delta ) |
hEverest - hLausanne DhAB = hB - hA DhAB = 8848 - 375 = 8473 [m] |
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Le nombre est positif, ce qui signifie que l'altitude de l'Everest est plus élevée de 8473 [m], par rapport à l'altitude de Lausanne. |
| Exemple
1
Calculer la différence d'altitude entre la Mer Morte et Lausanne D hCA . Dh Mer Morte - Lausanne , flécher dans le sens Mer Morte - Lausanne. |
![]() |
| Dh(Mer
Morte - Lausanne) = hMer Morte - hLausanne
DhCA = hC - hA DhCA = - 390 - 375 = - 765 [m] |
![]() |
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Le nombre est négatif,
ce qui signifie que l'altitude de la Mer Morte est moins élevée
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| Exemple
2 :
Calculer la différence d'altitude entre le sommet de l'Everest et la Mer Morte. |
DHbc = hB - hC DhBC = 8848 - ( - 390 ) = 9238 [m] |
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Exemple 3 : Calculer l'altitude du sommet
de l'Aconcagua si celui-ci se trouve 1889 [m] plus bas que le sommet de
l'Everest.
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DhEB = hE - hB ÞhE = D hEB + hB = - 1889 + 8848 = 6959 [m] |
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Les mots plus bas signifient qu'il faut munir la différence d'altitude
d'un signe négatif
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Mesure de la tension U
| Dans les applications électriques, nous cherchons à quantifier cette tension UAB en la mesurant. Cette mesure est effectuée avec un instrument qui porte le nom de VOLTMETRE. |
| Dans les schémas, le voltmètre se symbolise comme ceci : |
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| Application
pratique du voltmètre :
Au moyen d'un voltmètre,
il est possible de mesurer la tension électrique présente
entre le conducteur polaire et le neutre des prises électriques.
En Europe, cette tension vaut 230 [V].
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![]() |
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lorsque vous utilisez un voltmètre, vous devez toujours vous poser les questions suivantes : |
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2. Quel est le genre de tension U que je mesure ? 3. Choisir la valeur la plus grande de l'échelle du voltmètre. 4. Interpréter la mesure |
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Courant électrique I
| Le courant électrique I est le débit de charges électriques Q s'écoulant dans un conducteur. |
Symbole de l'unité : [A] ampère |
| La relation mathématique est la suivante : |
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| Pour qu'un courant électrique I circule dans un conducteur, il doit obligatoirement exister une différence de potentiel V entre les extrémités du conducteur. Il faut également que le circuit soit fermé par une charge. Cette charge peur prendre plusieurs formes, lampes, corps de chauffe, moteurs, etc. |
Mesure du courant I
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Cette mesure est effectuée avec un instrument qui porte le nom d'AMPEREMETRE |
| Dans les schémas, l'ampèremètre se symbolise comme ceci : |
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![]() |
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lorsque vous utilisez un ampèremètre, vous devez toujours vous poser les questions suivantes : |
| 1.
Réfléchir aux gestes que vous allez entreprendre.
2. Quel est le genre de courant I que je mesure ? 3. Choisir la valeur la plus grande de l'échelle de l'ampèremètre. 4. Interpréter la mesure |
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| Nous remarquons que pour obtenir un courant I, 2 conditions sont nécessaires : |
| 1. Avoir une tension U provenant
d'une source quelconque.
2. Avoir un circuit électrique fermé, soit constitué d'un fil conducteur et d'un récepteur. |
![]() |
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![]() |
| Pour mesurer la tension U, nous placerons un voltmètre en PARALLELE par rapport à la source et au récepteur, pour déterminer la différence de potentiels qui existe entre les deux conducteurs. | Pour mesurer le courant I, nous placerons un ampèremètre en SERIE dans le circuit pour mesurer le passage des charges électriques dans le fil conducteur. Pour que notre mesure puisse être réalisée, nous devrons interrompre le fil conducteur pour y placer l'ampèremètre. |
| A partir
des valeurs mesurées, nous pouvons établir un rapport entre
le voltmètre et l'ampèremètre.
Ce rapport est obtenu de la manière suivante : |
![]() |
| Exemple
de mesure de courant et de tension. :
Au laboratoire, nous réalisons un montage composé d'une source de tension (le réseau 230 [V]) de deux résistances de charge (1[kW ] et 10 [kW ]), et de trois instruments de mesure. |
Tableau de mesure :
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| le courant n'est pas identique dans les
deux mesures.
La tension reste fixe et ne varie pas. |
Représentation graphique
| En plus du tableau de mesure,
nous pouvons également établir une représentation
graphique de nos résultats.
Un graphique est constitué d'un axe horizontal possédant une origine et une graduation (axe X), et d'un axe vertical à la même origine mais décalé de 90° (axe Y). L'axe vertical représente le courant I et l'axe horizontal la tension U. Ce tracé porte le nom de I = f(U). |
![]() |
| Dans ce tracé, nous avons relié l'origine aux mesures que nous avons effectuées. Tous les points de cette droite représentent toutes les possibilités de fonctionnement du circuit. |
| La résistance électrique R est l'opposition faite au passage du courant électrique I dans un circuit électrique fermé et soumis à une tension électrique continue U. |
| La relation mathématique est la suivante : | |
| Le symbole graphique de la résistance est: |
| Symbole
de la grandeur : R
Symbole de l'unité : [W] |
| Exemple :
Une lampe est alimentée par une tension de 48 [V]. Dessinez le schéma de ce circuit avec les appareils de mesures. Calculez la résistance électrique R de la lampe. |
![]() |
| U = 48 [V] | I = 24 [mA] | inconnue : R = ? |
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| Dans ce cas, elle nous permet de calculer les tensions U à appliquer au montage, en connaissant la résistance R et le courant I. |
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Un radiateur électrique
purement résistif possède une résistance de 23 [W
]. Le fusible protégeant les conducteurs est calibré à
10 [A].
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![]() |
| données : R = 23 [W ] I = 10 [A] inconnue : U = ? |
| Application
numérique : |
| La conductance G est la facilité qu'a un circuit électrique de laisser passer le courant I lorsqu'une tension continue U est appliquée |
| La
relation mathématique est la suivante : |
| Symbole
de la grandeur : G
Symbole de l'unité : [S] |
| Dans la pratique, il existe
un appareil de mesure appelé ohmmètre .
Cet appareil possède une pile (source de tension U continue) et un ampèremètre, dont l'échelle est graduée en ohm. Sa manipulation demande une attention particulière. |
| Le symbole graphique de l'ohmmètre est le suivant: |
| L'ohmmètre est un appareil
de mesure, constitué d'un générateur de tension électrique
U (pile), indépendant du réseau électrique. C'est
pour cette raison qu'il est nécessaire d'interrompre aux moyens
des fusibles ou des disjoncteurs, la tension électrique U du réseau.
Comme la tension électrique U d'une pile est de nature continue, il y a un conflit avec la tension électrique U du réseau de nature alternative sinusoïdale. |
| Les symboles graphiques des générateurs de tension U sont : |
générateur de tension pile électrique |
| L'ohmmètre est équipé d'un micro-ampèremètre. |
Schéma équivalent d'un ohmmètre: |
| Le
principe de mesure n'est rien d'autre que l'application de la loi d'Ohm
Lorsque le circuit est ouvert, la tension électrique U de la pile est présente. Mais le circuit électrique est ouvert. Donc aucun courant électrique I circule dans le montage. |
L'aiguille du micro-ampèremètre est sur le 0 [A]. |
| Appliquons
la loi d'Ohm
|
![]() |
| Sur le cadran du micro-ampèremètre, nous placerons une graduation avec l'indication infini grand ¥[W ]. |
|
Un courant électrique I circule dans le montage. |
L'aiguille du micro-ampèremètre est à fond d'échelle Imax [A]. |
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![]() |
| Sur
le cadran du micro-ampèremètre, nous placerons une graduation
avec l'indication 0 [W ]. |
|
à nouveau le 0 de l'appareil. |
| Exemple
:
Un ohmmètre fourni une
tension de 1.5 [V] sur ses bornes. Lorsque l'on effectue une mesure de
résistance, il circule un courant de 3.8 [mA]. Quelle est la valeur
de la résistance mesurée ?
|
| Données
: U = 1.5 [V]
I = 3.8 [mA] inconnue : R = ?
application numérique
: |
| La résistance électrique R, définie précédemment, est dépendante de 3 paramètres. |
|
Le premier paramètre est la nature du matériau, c'est-à-dire sa résistivité (rhô) [W m]. |
| Exemple
pratique:
Un fil de cuivre (conducteur) a une résistivité plus faible qu'un fil de verre qui est un isolant. |
| MATIERE |
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| cuivre |
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| aluminium |
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| verre |
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Le deuxième paramètre est la longueur l du matériau. |
| Exemple
pratique:
Si nous démontrons expérimentalement, qu'un fil de cuivre de longueur l en [m] (mètre), possède une résistance électrique R. Si nous doublons la longueur l, la résistance électrique R du fil doublera aussi. |
| Le troisième paramètre est la section A du matériau. |
| Exemple
pratique:
Un réservoir d'eau doit être vidé, au moyen d'un tuyau d'arrosage a un certain diamètre d, donc une certaine section A exprimée en [m2]. Ce réservoir va mettre un temps t1 pour se vider. Si nous remplaçons le tuyau d'arrosage par un autre d'un diamètre d plus grand, le réservoir se videra dans un temps t2 plus petit que t1. Nous en déduisons que la résistance au passage de l'eau est plus petite avec le tuyau à grand diamètre. Electriquement, nous assistons au même phénomène, plus le diamètre d est grand, donc plus la section A est grande et plus la résistance électrique R est petite. Plus notre conducteur va laisser passer les électrons de conduction. |
![]() |
| On peut
considérer que le tube de faible diamètre oppose une grande
résistance au passage des électrons.
On peut considérer que le tube de grand diamètre oppose une faible résistance au passage des électrons. |
| La
relation mathématique est la suivante :
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| Symbole
de la grandeur : R
Symbole de l'unité : [W] |
| Analyse
dimensionnelle.
|
| Exemple
de calcul :
Une bobine de fil de cuivre mesure 100 [m]. Sachant que le diamètre d du fil mesure 1.38 [mm], calculer la résistance
de cette bobine au point de vue électrique.
|
| Données
: l = 100 [m]
d = 1.38 [mm] => 1.38 ×
10-3 [m] rCu
= 1.75 ×
10-6 [W
m]
Inconnue : R = ? |
| Relations
: |
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| Résistance électrique : R = 1.17 [W ] |
| Une résistance
R, parcourue par un courant I pendant un certain temps t, dissipe une énergie
calorifique (Wjoule)
Cette énergie calorifique Wjoule va modifier la valeur de la résistance R. |
| Pour mieux comprendre ce phénomène, nous allons prendre une mesure de la valeur de la résistance R de la lampe à température ambiante q 20 [°C] . (ohmmètre) | ![]() |
| Ensuite, nous allons alimenter une lampe d'une puissance de 15 [W], sous différentes tensions U et mesurer le courant I. | ![]() |
|
Cette mesure effectuée, nous ferons varier la tension U aux bornes de la lampe en y mesurant le courant I. |
![]() |
| Tableau de mesure |
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[V] |
[mA] |
[W ] |
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Graphique
| A partir de ces mesures, nous allons établir un graphique avec le courant I en fonction de la tension U. Ce graphique est une représentation de l'opposition faite au passage du courant I, donc la résistance R. |
![]() |
| Nous constatons que ce n'est pas une droite. |
| Appliquons
la loi d'Ohm, à chaque point mesuré :
U = R ×
I Þ |
| Complétons notre tableau: |
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[V] |
[mA] |
[W ] |
[W ] |
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| Nous pouvons dire que la résistance R n'est pas constante. |
| Que s'est il passé ? |
| Notre mesure
a duré une minute, nous avons appliqué une tension U et un
courant I.
C'est donc une énergie W ou écart d'énergie D W pendant un écart de temps D t.
Cette énergie W a été transformée en énergie lumineuse Wlum, mais aussi en énergie calorifique Qlum. Cette énergie calorifique Q a eu comme effet d'augmenter la température q aux environs de la résistance R de la lampe. Cette résistance R est composée d'une matière à haut point de fusion, cette matière possédant certaines caractéristiques au point de vue thermique. |
| Le coefficient
de température
a
(alpha) est obtenu expérimentalement.
Il est l'expression mathématique se rapprochant le plus de la constatation pratique lors d'un échauffement de la matière. Il peut être positif ou négatif et non linéaire. La valeur a donnée dans les tables est valable pour une température de 20 [°C] . |
| Symbole
de la grandeur : [a]
Symbole de l'unité :
[K-1] ou [C-1]
|
| exemples
:
aAg = 4 × 10-3 [K-1] aAu = 4 × 10-3 [K-1] |
| Nous pouvons donc établir une relation de la résistance R, exprimée en fonction de : |
|
| Relation
:
|
| mais
cette différence de résistance D
R est due à la différence de température et aux propriétés
d'échange thermique a
de la résistance Rini
|
| nous
pouvons mettre en évidence le terme Rini
|
| Exemple
de notation:
Pour différencier les résistances R, nous noterons la température q en indice.
R100 signifie résistance finale à 100 [°C] R20 signifie résistance initiale à 20 [°C] Si nous cherchons une des résistances, nous utiliserons Rx qui signifie résistance soit finale soit initiale à x [°C] |
| Prenons
un exemple:
Une résistance de 42 [W ] à 20 [°C] est placée dans une chaufferie où il règne une température de 74 [°C] en permanence. En mesurant cette résistance à l'intérieur de la chaufferie, nous trouvons une valeur de 41.32 [W ]. Donner le nom de la matière constituant cette résistance. |
|
Données : R20 = 42 [W ] qini = 20 [°C] R74 = 41.32 [W ] qfin = 74 [°C] Inconnue : nom de la matière de la résistance ? |
| Relation
: |
| Nous
devons chercher le nom de la matière.
Cela implique qu'il nous faut trouver son coefficient de température a .
|
| Remplaçons
les indices par notre convention, ainsi que Dq
:
|
| Nous remarquons
que notre coefficient de température a
est négatif.
Ce qui signifie que, contrairement à la résistance R de la lampe vue précédemment, la résistance à chaud est plus petite qu'à température ambiante. Cherchons dans une tabelle et d'après la valeur du coefficient de température a , le nom de la matière de la résistance. |
|
|
| La
densité de courant J est, par définition, le courant électrique
I
par unité de section A du conducteur. |
| Symbole
de la grandeur : J
Symbole de l'unité : |
| La relation mathématique
est la suivante : Dans les métiers de l'électricité, des prescriptions réglementent la manière de réaliser des installations électriques. Dans ces prescriptions il est spécifié que les circuits électriques doivent être protégés par un coupe-surintensité. Ces coupe-surintensité peuvent être des fusibles. Le fusible fonctionne selon l'effet thermique du courant électrique I. Cet effet thermique repose sur la densité de courant J. Dans les cours d'installations vous trouverez le principe du fusible. |
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[A] |
[mm2] |
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| Exemple:
Données : I = 10 [A] A = 1.5 [mm2] Inconnue : J = ? Relation: |
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Il est possible de définir
la densité de courant J avec des unités non normalisées
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physicien italien (1745-1827), professeur à l'université de Pavie. Inventeur de la pile électrique en 1800. |
| André
Marie Ampère (1775 - 1836)
Physicien et mathématicien français. Auteur de travaux en mathématique et en chimie. Inventeur du galvanomètre, du télégraphe électrique, de l'électroaimant. Il est à la base du langage moderne sur l'électricité. Théorie de l'électrodynamique en 1827. |
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Georg Simon
Ohm
Physicien allemand (1789 - 1854). Il a découvert en 1827 les lois fondamentales des courants électriques et introduit les notions de quantité d'électricité et de tension induite. |
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Werner von Siemens (Allemand 1816-1892 ) a effectué de nombreux travaux pratiques sur l'utilisation de l'électricité. Il a fondé avec Johann Georg Halske (1814-1890) la firme Siemens et Halske dont les activités permirent le développement de la technique des hautes tensions. Wilhelm, frère de Werner
(1823-1883), naturalisé Anglais mit au point le four Martin Siemens
pour la fabrication de l'acier.
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