| Les découvertes de Faraday énoncent le principe suivant : |
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| Le déplacement
d'un conducteur dans un champ d'induction B fait apparaître une tension
induite Ui aux bornes de ce conducteur.
Le micro-ampèremètre est branché aux bornes des deux tiges conductrices. Lorsque nous déplaçons le conducteur dans un champ magnétique uniforme, le micro-ampèremètre dévie. |
| Le courant induit a un sens tel qu'il tend à s'opposer à la cause qui lui a donné naissance. |
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| Pour déterminer
le sens du courant dans le conducteur, nous utilisons la main gauche.
Gauche - Générateur Le pouce correspond au déplacement
v
|
| Le micro-ampèremètre
est branché aux bornes des deux tiges conductrices. Lorsque nous
déplaçons le conducteur dans un champ magnétique uniforme,
l'aiguille du micro-ampèremètre dévie.
Si nous admettons un déplacement
de la barre selon l'axe des x positif ( La force |
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| La relation nous permettant d'obtenir la valeur de la tension induite Ui est la suivante : |
| En pratique,
cette variation de flux d'induction DF
(delta phi) est obtenue par un déplacement |
| Cette tension
induite Ui est donnée par la relation vectorielle suivante
:
|
| Les grandeurs |
| Cette disposition
implique la présence de la plus grande tension induite Ui.
Comme pour la tension électrique U , la tension induite Ui
est exprimée en volt [V].
Si pour une raison ou pour une autre, B , l ou v ne sont pas perpendiculaires entre elles, nous multiplierons par le sinus des angles appropriés. |
Exemple |
| Un aimant
permanent replié, en TICONAL, possède une induction de 0.4
[T].
Nous déplaçons un conducteur long de 20 [cm] dans l'espace formé par l'aimant. Cet espace mesure 50 [cm] , et le déplacement est effectué de façon rectiligne durant 20 [s] . Calculer la tension induite
Ui
|
| Données
: l = 20 [ cm ]
laimant = 50 [cm]
t = 20 [s] B = 20 [T]
Relation : |
| Puisque
nous avons admis la perpendicularité, nous pouvons utiliser la relation
suivante
|
| Le signe - devant le symbole de l'induction B ne nous est pas utile ici. Elle nous indique le sens de la tension Ui , mais nous ne voulons ici que la quantifier. C'est ce que nous appelons parfois la valeur absolue d'un nombre. Nous ne tenons pas compte de son signe, nous notons alors : |
| Application
numérique :
Calcul de la vitesse v :
|
| Valeur absolue : ½ Ui½= 100 [mV] |
| Dans le circuit que nous venons de calculer, nous possédons une tension induite Ui . Cela signifie que nous avons un circuit électriquement fermé. |
Schéma |
| Le
conducteur est une source de tension induite Ui que l'on mesure
aux bornes du voltmètre de grande résistance.
Il s'agit d'une application de la loi d'Ohm ! |
| Nous
pouvons admettre que la tension induite Ui est égale
au produit du courant induit Ii circulant pendant un certain
temps t , et de l'inductance L.
(caractéristique du montage à laisser passer les lignes de force). Cette grandeur porte le nom de perméance L pour le circuit magnétique. Mais nous sommes dans un circuit mélangeant le magnétisme et l'électricité. |
| Nous lui
donnerons donc le nom d'inductance.
Symbole de la grandeur : L Symbole de l'unité : [ H ] henry |
| En utilisant
cette nouvelle notion, nous pouvons écrire la relation suivante
:
tension induite Ui [V] inductance L [H] courant I [A] temps t [s] |
| Dans
les schémas électriques, nous symboliserons l'inductance
pure L des façons suivantes :
|
| Remarque : le trait au-dessus de la bobine représente le noyau. |
| C'est le physicien russe Heinrich Lenz (1804-1865) qui fit la découverte du sens des courants induits appelée loi de Lenz. |
| Loi selon de Lenz s'énonce comme suit |
| Le
courant induit a un sens tel que ses effets s'opposent à la cause
qui lui a donné naissance.
Plus simplement, le courant induit tend à s'opposer au flux inducteur. |
| Nous constatons, par expérience, qu'une bobine parcourue par un courant électrique I provoque un flux magnétique F . C'est la bobine elle-même qui génère une tension induite Ui pendant le temps t ou un courant I la traverse. Selon l'application de la relation que nous venons d'étudier plus haut : |
| Pour effectuer notre expérience et nos mesures, nous réalisons le montage suivant : |
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| La bobine
possède certaines caractéristiques magnétiques dont
nous mesurons les conséquences électriques. Pour notre mesure
nous utilisons une bobine qui a une inductance L de 100 [mH] . Cette bobine
est utilisée, en électrotechnique, pour obtenir des flux
magnétiques F
importants qu'il ne nous est pas possible d'obtenir à l'aide d'aimants
permanents.
Au moyen de l'oscilloscope (voir la description des instruments de laboratoire, au début de ce cours), nous mesurerons la présence d'une tension induite Ui aux bornes de la bobine. Cette tension induite sera présente lorsqu'un courant I la traversera. Nous allons procéder pas à pas à l'interprétation de l'expérience. |
| Lors de
la mise en circulation des électrons, il y a dans le circuit une
variation de courant I qui dure un certain temps t.
Avec l’oscilloscope il n’est possible de mesurer un courant. Pour obtenir sa forme, nous mesurons la tension aux bornes de la résistance de 2 [kW ]. Le courant est proportionnel à la tension aux bornes de la résistance et par simple application de la loi d’Ohm, il est facile de le calculer. Pour cela, il faut connaître la valeur de la résistance ce qui est le cas dans notre mesure. |
Courbe du courant |
Courbe de la tension induite: |
| Cette courbe
nous montre la forme de la tension aux bornes de la bobine. Les pointes
représentent la tension induite par la bobine. Ce phénomène
s’appelle la self induction.
Nous constatons que la tension induite Ui aux bornes est opposée au passage du courant I . Le courant I augmente de 0 à la valeur maximum. La tension induite Ui va de 0 à moins la valeur maximum. Le signe négatif est bien la signification et la preuve de la loi de Lenz. |
Démonstration, phase
2
| Notre bobine est toujours parcourue par un courant I constant. La variation de courant I est donc nulle. |
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| Aucune tension
induite Ui n'est mesurée par l'oscilloscope, et il nous
montre l'image suivante :
Si la variation du courant I est nulle, la tension induite Ui est également nulle, car : |
Démonstration, phase
3
| Après un certain temps de fonctionnement, nous interrompons le courant I dans la bobine. Cela a comme influence de faire varier le courant pendant un certain temps. Le courant I passe de la valeur maximum à la valeur 0. |
Courbe du courant |
Courbe de la tension induite |
Interprétation de la
mesure
| Nous constatons
que la tension induite Ui aux bornes de la bobine est opposée
à celle de la source de tension. Le courant I diminue de la valeur
maximum à 0.
La tension induite Ui va de 0 à une valeur maximum. Le signe négatif est bien la signification de la loi de Lenz. De cette expérience, nous pouvons énoncer la règle de la self-induction qui, de façon générale, est la suivante : La self-induction apparaît dans un circuit composé d'inductances, et parcouru par un courant I variable et tend à s'opposer à ces variations La présence d'un noyau et la forme de la bobine influencent le phénomène de self-induction. L'étude complète des différentes bobines sort du cadre de ce cours. Pour de plus amples informations, il sera nécessaire de consulter un cours de physique. Nous constatons, comme pour le condensateur, que la bobine possède aussi une constante de temps t (tau). |
| Cette
constante de temps t
est donnée par le rapport de |
| La
résistance R est donnée par les caractéristiques du
circuit |
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| Résultats
de la mesure de notre montage sur un temps plus long
La courbe A représente le courant dans le montage. La courbe B représente la tension induit Ui aux bornes de la bobine. |
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| Expérience du pendule de Foucault (doc. dictionnaire encyclopédique Larousse 1986) |
| Lorsque
des pièces métalliques conductrices sont plongées
dans des champs magnétiques variables, ou lorsqu'elles sont elles-mêmes
en mouvement dans un champ fixe, cela a pour effet d'induire dans ces pièces
des courants parasites appelés :
Courants de Foucault Ils ont des effets gênants comme celui d'échauffer les conducteurs par effet Joule. |
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| Un pendule
oscille autour d'un axe horizontal, le disque de cuivre passe dans l'entrefer
de l'électroaimant. Il s'agit d'un aimant constitué d'une
bobine parcourue par un courant I .
En traversant l'entrefer, ce disque coupe donc les lignes d'un champ magnétique de direction horizontale. En l'absence de champ d'induction magnétique B, le pendule oscille librement, sans amortissement notable, car seul le frottement de l'air le freine légèrement. Lorsque nous fermons l'interrupteur S, le disque est très rapidement freiné. |
|
LORSQUE LE DISQUE METALLIQUE COUPE LES LIGNES DE FORCE MAGNETIQUE H, DES COURANTS PRENNENT NAISSANCE DANS LA MASSE CONDUCTRICE. ON LES APPELLE COURANTS DE FOUCAULT. |
| En
effet, le mouvement du disque à la vitesse v dans l'entrefer provoque
l'apparition d'une tension induite Ui .
½Ui ½ = B × l × v |
| Cette tension induite Ui prend naissance dans un conducteur et entraîne la circulation de courants électriques qui peuvent être très intenses. selon la loi de Lenz. Les interactions mécaniques qui découlent de la circulation des courants, s'opposent au mouvement qui leur donne naissance. |
| Il y a freinage. Il y a également échauffement par effet Joule. |
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| Dans la
même expérience, nous remplaçons le disque plein par
un disque dans lequel nous avons pratiqué des entailles.
Nous constatons que lors de la fermeture du commutateur S, le freinage du pendule est beaucoup moins efficace car les courants de Foucault sont, eux, moins intenses. |
| Remarques
:
Les trajets suivis par les courants de Foucault dans la matière métallique sont indéterminés. Dans certains cas, nous employons des tôles pour allonger le circuit, afin d'augmenter la résistance électrique R et ainsi diminuer le courant I. Les courants de Foucault peuvent être utiles pour réaliser des ralentisseurs pour les poids lourds, ou dans les compteurs d'énergie. |
Réduction des courants
de Foucault
| Les courants
de Foucault peuvent être nuisibles, provocant des échauffements
des tôles des machines électriques, comme nous le verrons
dans le chapitre sur les machines à courant alternatif sinusoïdal
et les transformateurs.
Nous remédions à ces effets en construisant des noyaux au moyen d'empilement de tôles minces séparées par un vernis isolant. |
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| Ces tôles sont rivetées ensemble, et sont isolées électriquement entre-elles. Les courants induits sont ainsi de plus faible intensité. |
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Exemple de courants de Foucault dans le noyau d'un transformateur |
| Pour limiter les courants de Foucault et les pertes par effet Joule qui en découlent, les noyaux des transformateurs sont constitués de tôles isolées entre-elles, comme le montre l'exemple ci-dessous : |
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Nikola Tesla (1856-1943). Ingénieur électricien
et inventeur yougoslave. Après ses études d'ingénieur
à Budapest, il s'installe à New York en 1887 pour fonder
une entreprise de construction d'alternateur. On lui doit la réalisation
du premier moteur asynchrone et l'invention des courants polyphasés,
et du montage en étoile. En 1889 il étudia les circuits à
hautes fréquences et imagina le coulage de deux circuits par induction
mutuelle. Ces études menèrent à la mise au point des
premiers générateurs industriels d'ondes hertziennes.
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|
James Clerk Maxwell (1831-1879). Physicien écossais.
Professeur au King's College de Londres jusqu'en 1865. Il démontre
en 1860 qu'à une même température, l'énergie
cinétique moyenne des molécules ne dépend pas de leur
nature. C'est dans le cadre de cette théorie qu'il introduit le
fameux "démon de Maxwell". Disciple de Faraday, il crée en
1862 le concept de "déplacement" et de "courant de déplacement
apparaissant dans les diélectriques soumis à un champ électrique.
Après de longues années d'élaboration, il donne les
équations générales du champ électromagnétique.
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Joseph Henry (1797-1878).
Ingénieur et professeur d'université américain. Il améliora les électroaimants, en enroulant une deuxième couche de spires sur la première. Il développa en 1831 une première forme de télégraphe avec une ligne de 1 kilomètre et demi. Ses travaux sur l'induction électromagnétique furent menés parallèlement à ceux de Faraday. Il est surtout connu pour sa découverte en 1832 de l'auto induction et de l'extracourant. |
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Wilhelm Eduard Weber. (1804-1891) Physicien allemand . Il étudie
d'abord les phénomènes d'acoustique, la polarisation des
ondes sonores et la compensation de température des tuyaux d'orgues.
Avec Gauss, il réalise en 1833, d'après les indications d'Ampère,
un télégraphe électrique. En 1846, il donne la loi
fondamentale concernant les forces exercées par les particules électrisées
en mouvement.
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Léon Foucault (1819-1868) Physicien français , est le type même du scientifique autodidacte. Il commença des études de médecine avant de se diriger vers la physique. Durant quelques temps, il rédige un feuilleton scientifique dans un journal. Ses premières études se penchent sur la détermination de la vitesse de la lumière dans différents milieux tels que l'air ou le vide. C'est vers 1850 qu'il donne l'explication de la théorie d'Arago sur le magnétisme de rotation. Ce qui le conduira à définir les courants induits dans les masses métalliques. Les courants sont appelés Courants de Foucault. En 1851, il met en évidence
la rotation de la terre au moyen d'un pendule. Il s'agit d'une expérience
passionnante que l'on peut voir depuis peu à Neuchâtel. Ses
études sur le pendule l'amènent au développement du
gyroscope et à la réalisation de divers types de télescopes.
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Heinrich Friedrich Lenz (1804-1865). Physicien russe. Il fut recteur
de l'Académie de Saint-Pétersbourg. Il est connu pour sa
découverte de la loi donnant le sens des courants induits, la Loi
de Lenz. Il observa en 1835 l'accroissement de la résistance
électrique des métaux avec la température et étudia
l'effet Peltier.
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Y manque la photo ! |