L'électromagnétisme et la propagation des ondes

Heinrich HERTZ
Heinrich HERTZ (1857-1894), poussé par son père à devenir ingénieur, décide vers 1877 de se consacrer aux sciences de la nature. 

Il devient l'élève de Herman von HELMHOLZ, puis professeur à l'école technique supérieure de Karlsruhe. 

Dix ans plus tard, il vérifie la théorie de MAXWELL qui à l'opposé des théories de NEUMANN, WEBER et FECHENER dites "des potentiels" introduit la notion de "champs".

Il étudie inlassablement la propagation des ondes électromagnétiques, qui font passer l'énergie d'un circuit à un autre sans l'aide d'un fil conducteur.
 
Il invente et construit un oscillateur ou "excitateur" qui lui permet de travailler sur de très hautes fréquences. 

L'oscillateur comprend deux sphères de cuivre, d'environ 30 cm de diamètre, reliées par un conducteur rectiligne d'environ 3 m, coupé en son milieu par un éclateur constitué de deux petites sphères dont la distance peut être réglée. 

Les sphères sont reliées à une bobine de RUHMKORFF de forte puissance et l'ensemble est isolé de la terre. 

Les charges s'accumulent dans les grandes sphères jusqu'au moment ou l'étincelle éclate entre les petites sphères de l'éclateur.

Schéma de principe de l'oscillateur de HERTZ

Hertz remarque que la fréquence des oscillations des étincelles de l'éclateur (plusieurs millions par seconde) est indépendant de la fréquence de la bobine (quelques milliers par seconde) Ces courants alternatifs de haute fréquence induisent des courants dans un conducteur voisin, le "résonateur", produisant de petites étincelles dans l'éclateur dont il est pourvu. L'excitateur et le résonateur sont les modèles primitifs d'un émetteur et d'un récepteur de radio.
 
Expérience de HERTZ de 1885
Expérience réalisée par HERTZ en 1885

Il montre que les ondes électromagnétiques produites avec son oscillateur ont les mêmes propriétés que la lumière : réflexion et réfraction, interférences, polarisation et diffraction.

Il meurt à 37 ans et laisse ses "principes de mécanique" qui développent le principe fondamental de la moindre action.
 
 

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